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  • : Bordeaux Urbanisme Centre d'affaires Politique
  • : De plus en plus d'urbanistes, d'architectes et même de collectivités mettent en avant les atouts de la densité. Le projet de centre d'affaires est une occasion exceptionnelle pour Bordeaux d'expérimenter l'urbanisme vertical, à l'instar d'autres villes européennes. Ce blog a pour ambition de relayer les avantages d'un pôle tertiaire dense, là où l'étude présentée par le cabinet TGT se révèle être en demi-teinte.
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IGH HQE ?

Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /2007 00:53

Comme l’indique Jean Nouvel, architecte de renommée internationale, "un ascenseur pollue moins que des bagnoles". Evidemment, il s’agit là pour Jean Nouvel de vanter les atouts écologiques d’une tour de bureaux, autrement dit d’un IGH (immeuble de grande hauteur) tertiaire.

Jean-Nouvel-Boulogne.jpeg
Tour Jean Nouvel (88m) Boulogne-Billancourt

A l’évidence, une tour est une construction écologique en ce qu’elle permet de regrouper sur un même site des activités multiples. Par cette concentration, une tour réduit les flux horizontaux qui sont les flux les moins écologiques. En effet, ces flux encouragent l’utilisation des voitures pour établir la liaison entre plusieurs secteurs là où des flux verticaux ainsi que des flux horizontaux limités s’inscrivant dans un véritable pôle tertiaire facilitent l’utilisation de transports en commun tels que les ascenseurs ou le tramway. C'est aussi la position de Rémi Royer, architecte, qui considère qu'il est indéniable que "construire en hauteur évite l'étalement urbain et permet de limiter les déplacements". Par ailleurs, le second article de la rubrique "généralités" signé par Mynight montre excellemment bien l’intérêt d’une tour dans la gestion rationnelle des énergies. Ainsi Mynight rappelle-t-il que le "coût en matière d’énergie [d’un IGH tertiaire] – pour le chauffage et la climatisation notamment – est moindre que pour des immeubles éparpillés comportant le même nombre d’employés." Un autre aspect écologique des tours, c’est qu’elles permettent de libérer une emprise considérable de tout bâti. Il suffit d’observer l’aspect de l’étude TGT pour s’en convaincre. En effet, cette étude conduirait à bétonner une grande partie de l’emprise réservée au centre d’affaires par des bâtiments en R+3, R+4, R+5 alors que nous pourrions imaginer que de tels bâtiments soient regroupés au sein de deux grandes tours. A l’occasion d’un échange par courriers électroniques où je soumets cette remarque à Madame Larüe-Charlus, celle-ci m’a répondu que l’on n'additionnait pas les m² comme des briques. Je ne suis certainement pas d’accord avec elle : ce que l’on ne peut additionner ce sont des étages puisque deux étages peuvent avoir des surfaces différentes, donc un étage ne vaut pas nécessairement un autre étage. En revanche, un m² vaudra toujours un m². Imaginons donc que ces vulgaires bâtiments " rase-mottes " dont on ose vanter la dimension européenne soient regroupés au sein d’une tour. L’espace dégagé pourrait devenir un espace vert alors que les parcs envisagés dans l’étude TGT relèvent du patchwork en dehors de l’énorme parc urbain : un autre grand espace vert en lieu et place de bâtiments sans intérêt architectural (alors que Monsieur Juppé avait fait campagne notamment sur la nécessité d’un geste architectural fort pour Belcier) et d’une galerie marchande à une époque où la Communauté urbaine critique la présence en trop grand nombre de surfaces commerciales. Avec l’omniprésence de l’élément naturel, Belcier constituerait à n’en pas douter le " poumon " de Bordeaux et de son agglomération. Finalement, une tour est a priori si écologique que certains architectes n’hésitent pas à affirmer qu’aucun local individuel ne pourra prétendre à ce même qualificatif, encore moins au label HQE (haute qualité environnementale).

SwissRe.jpeg
Photographie : Grant Smith
Tour Swiss Re à Londres


En effet, certains architectes et urbanistes, constatant que le développement de l’habitat et des locaux individuels ne jugulait pas les flux horizontaux mais pire participait à l’étalement urbain, ont considéré qu’une maison HQE était un non-sens en ce que son emprunte environnementale n’était que partiellement limitée. C’est là le signe d’une vision globale de la norme HQE qui est trop souvent réduite au recours à des matériaux et à des techniques de construction écologiques. Seule une tour peut véritablement être de haute qualité environnementale puisque seule une tour peut contenir l’étalement urbain. Pour en revenir à la définition traditionnelle de la norme HQE, la plupart des cabinets d’architectes ont intégré cette contrainte et de plus en plus d’étudiants en architecture et en urbanisme sont familiarisés à cette norme. Par conséquent, les projets fleurissent et la haute qualité environnementale est désormais incontournable. Une tour peut effrayer les habitants alentour et la norme HQE est un moyen novateur pour tenter de faire accepter ce type d’urbanisme par les habitants : une tour HQE est une réponse aux préoccupations écologiques qu’ont manifestées beaucoup de Français. Souvent le débat sur la protection de l’environnement se réduit au débat énergies renouvelables/énergies fossiles, les intervenants qui parfois ne sont autres que des ministres, par exemple de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable, oubliant que l’urbanisme vertical est une réponse tout aussi valable que des éoliennes de 120m de haut (comme annoncées à Bacalan, habitants rassurez-vous, elles seront véritablement de dimension européenne et même mondiale !) aux défis écologiques auxquels nous devons faire face.

Tour-vivante.jpeg
"Tour vivante" pour la ville de Rennes
Architectes : Pierre Sartoux et Augustin Rosenstiehl


Oui à un centre d’affaires écologique et de dimension européenne !



Par MB - Publié dans : IGH HQE ?
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /2007 01:23

En ces temps d'élections, Nicolas Hulot a voulu mettre en lumière les problèmes environnementaux jusqu'alors relégués au second plan. Un pacte écologique a été élaboré réactualisant le contrat social. Ce pacte compte 10 objectifs fondamentaux dont les thèmes des transports et du territoire.

Extraits du Pacte écologique de Nicolas Hulot :

fondation-nicolas-hulot.jpeg

04 TERRITOIRE
Contenir l'extension périurbaine et relocaliser les activités humaines

L'aménagement du territoire tel qu’il se poursuit prolonge l’artificialisation de l’espace au détriment des paysages et des écosystèmes. Il perpétue une organisation spatiale caractérisée par une
extension périurbaine diffuse qui favorise la croissance des déplacements automobiles et des émissions de gaz à effet de serre.
La multiplication de zones pavillonnaires dévore le territoire, lesquelles s’accompagnent inévitablement de la construction de nouvelles infrastructures et voies de circulation.
Il s’agit de parvenir à un zonage du territoire qui ne sacrifie plus les écosystèmes et n’encourage plus à une mobilité incessante.
Cela suppose
de rompre avec la course aux infrastructures et avec la tendance à un étalement urbain continu.
Les élus comprendront-ils que désormais leur rôle n’est plus de lancer des projets (souvent ruineux financièrement) à base d’équipements lourds, mais de mettre en place une gestion durable du territoire dont ils ont la responsabilité ?
Il est temps de :
Renoncer à la logique de l’étalement urbain au profit de la densification de petits centres urbains et ruraux.
Mettre en place une politique qui réconcilie dans un même espace les zones résidentielles et les activités économiques, commerciales et de loisirs. Autrement dit, rapprocher les bassins de travail des lieux d’habitation, encourager le retour des commerces de proximité et des lieux de loisirs au sein des pôles urbanisés au détriment des hypermarchés et des sites de loisirs de la périphérie. Ainsi économisera-t-on l’espace naturel, favorisera-t-on l’accès aux services publics, diminuera-t-on le flux des déplacements motorisés, la consommation énergétique, les émissions de gaz à effet de serre, la pollution de l’air, les temps de transport, les travaux de voirie et la démultiplication des services.

05 TRANSPORTS
Sortir du tout routier

En développant une sorte de «système global» fondé sur la mobilité, le transport routier précipite la société dans une spirale insoutenable. Il faut donc modifier l’offre de transport. [...]
 En réaménageant le territoire.
Relocaliser les activités économiques, rapprocher les services, densifier de petites unités urbaines, organiser des circuits courts de distribution. [...]

Par MB - Publié dans : IGH HQE ?
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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /2007 23:35

Voici présentés deux pôles tertiaires entourés d'un trait rouge. Le premier comprend 400000m² d'activités, le second, 450000m². 

lab--ge.jpeg













Labège Innopole, Toulouse

d--fense.jpeg













La Défense, Paris


Cette comparaison appelle de nombreuses réflexions (environnement, imperméabilisation des sols, voierie...), mais il suffit de se limiter à la question de la desserte en transport en commun pour se rendre compte des effets pervers du premier modèle. En effet, comment desservir le premier secteur efficacement ? En multipliant les stations (nuisant ainsi aux performances du système de transport utilisé) ? En se limitant à une station (limitant ainsi la population desservie) ? Le premier modèle encourage donc l'utilisation de la voiture individuelle.

Par Tonio et MB - Publié dans : IGH HQE ?
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Samedi 18 août 2007 6 18 /08 /2007 17:14

Célèbre pour sa qualité de vie, la ville canadienne de Vancouver - qui accueille depuis lundi quelque 15.000 délégués du 3ème Forum Urbain Mondial de l’Onu - entend donner l’exemple en matière d’urbanisation durable.

[...]

Les édiles de Vancouver veulent redessiner leur ville pour faire en sorte que ses habitants vivent sur une surface plus resserrée, utilisent moins leurs voitures et, en un mot, consomment moins de ressources, le but étant de faire de Vancouver un modèle de "durabilité" urbaine.

[...]

Pour faire face à ce problème, Vancouver propose de réduire l’empreinte écologique de chaque foyer en augmentant la densité de la ville. Pour les planificateurs urbains, les résidents de quartiers à forte densité humaine ont une meilleure qualité de vie avec un niveau de criminalité inférieur et une meilleure interaction sociale. En outre, une forte densité urbaine accroît la viabilité économique des transports en commun.

"Le mot densité fait peur aux gens, mais en fait c’est une très bonne chose, si elle est bien planifiée", souligne Elissa Murray du Sightline Institute, un centre de réflexion basé à Seattle (USA).

[...]

Par Deborah Jones (AFP) - Le Moniteur 19 juin 2006

Intégralité de l'article

Par MB - Publié dans : IGH HQE ?
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