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  • : De plus en plus d'urbanistes, d'architectes et même de collectivités mettent en avant les atouts de la densité. Le projet de centre d'affaires est une occasion exceptionnelle pour Bordeaux d'expérimenter l'urbanisme vertical, à l'instar d'autres villes européennes. Ce blog a pour ambition de relayer les avantages d'un pôle tertiaire dense, là où l'étude présentée par le cabinet TGT se révèle être en demi-teinte.
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Urbanisme vertical

Samedi 16 juin 2007

Nous pensons qu'une accentuation de l’effort de densification au niveau du quartier Saint-Jean / Belcier est nécessaire, conformément à la vocation européenne de ce projet de centre d’affaires. L’étude préalable proposée par le cabinet Treuttel-Garcias-Treuttel est assez décevante sur ce point.

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Le pôle tertiaire selon l'étude TGT

Ce centre d’affaires aura une surface de plus de 100000 m² alors qu’il n’excédera pas 50m en hauteur. Par conséquent, il s’agira d’un quartier étalé, dévoreur d’espace. Face à mes remarques sur la nécessité de tours pour ce pôle tertiaire, Madame Larüe-Charlus a évoqué la peur du vide de nos décideurs. Cet argument est tout de même assez contestable dans la mesure où il s’agit de "remplir" des m². En effet, l’objectif sera de "remplir" ces 100000 m², que ce centre d’affaires soit horizontal ou vertical. Donc, à surface égale, des tours ne seront pas plus vides qu’un quartier d’affaires horizontal. Nous pensons même que la logique inverse est valable : une tour, parce qu’elle constitue un véritable repère urbain pour l’entrée sud de Bordeaux, attirera plus d’investisseurs qu’un bâtiment d’à peine 50m, difficilement identifiable dans la ligne d’horizon bordelaise. Finalement, un pôle tertiaire vertical sera peut-être moins vide qu’un pôle horizontal, comme il est actuellement prévu dans le cadre de l’étude TGT. L’argumentation fondée sur la crainte du vide est donc difficilement soutenable si nous envisageons des surfaces comparables.

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Ligne d'horizon de Marseille avec son futur centre d'affaires

Un horizon vertical au niveau du quartier Saint-Jean / Belcier est par ailleurs souhaitable dans la mesure où des tours sont, comme le rappelle l’architecte Rémi Rouyer, "des produits d’investissement plutôt rentables". Voilà de quoi rassurer nos édiles, qui, à l’évidence, hésitent encore. Certes, cette forme urbaine est aussi un risque, parce qu’elle se distingue par sa hauteur et qu’elle sera le premier aperçu de la ville. Mais Alain Juppé ne cesse de plaider pour la prise de risques pour Bordeaux : l’aménagement des quais, l’alimentation par le sol pour le tramway. Citons l’ouvrage dirigé par Arc-en-Rêve Centre d’architecture Bordeaux >1995 >2005 >2015 et dans lequel Alain Juppé s’exprime sur la prise de risque salvatrice pour nos vieilles villes européennes : "un maire doit adopter une ligne et s’y tenir. Moins cette ligne est audacieuse, plus sans doute peut-il croire qu’elle obtiendra un maximum de suffrages. Ce sera sans doute vrai au début, mais l’évolution de la société et des mentalités étant beaucoup plus rapide que l’avancement des procédures et jamais à l’abris des revirements, le risque d’un écart grandissant entre les attentes des habitants et les résultats obtenus par la politique du fil de l’eau est loin d’être négligeable. Cette attitude n’est pas celle que j’ai choisie pour Bordeaux. Peut-être est-ce d’abord affaire de tempérament, mais c’est aussi affaire de conviction. Et j’ai la conviction que pour faire évoluer ce que j’appelle la vieille ville européenne et dont Bordeaux est un magnifique exemple, il faut prendre des risques." Que l’on nous montre où est l’audace dans ce projet de centre d’affaires plafonné à 50m ! L’audace n’est-elle pas plutôt à Marseille, Lille, Lyon, Bilbao, Barcelone, Gènes, Francfort, Munich et j’en oublie au moins autant, villes qui ont fait de l’horizon vertical leur doctrine ? Où est cette prise de risques que Monsieur Juppé dit affectionner ? Pour Jacques Ferrier, auteur du concept de tour "Hypergreen", "la capacité d'innovation [et en conséquence, l’audace] est bien plus forte sur un bâtiment de 50 000 m² que sur 50 de 1 000 m²".

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En outre, comme le laisse à penser la référence à l’envergure européenne du projet, le centre d’affaires envisagé traduira le dynamisme et la vitalité du tissu économique bordelais. Mais quelle vitalité si l’on plafonne ce pôle tertiaire à 50m là où de nombreuses autre villes n’hésitent pas des tours deux, trois fois plus hautes. A l’évidence, Bordeaux paraîtra bien pâle alors qu’elle est au cœur d’une région attractive : plusieurs secteurs d'activités importants (glisse, vigne, aéronautique, lasers), de grandes entreprises internationalement connues (Oxbow, Thalès, Dassault), un port relié aux cinq continents… Le centre d’affaires actuellement projeté trahira cette vitalité de Bordeaux.

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Vienne et les futures tours de Perrault
www.wien.gv.at


Un horizon vertical pour Saint-Jean / Belcier et pour ce centre d’affaires est enfin souhaitable en ce que des tours font moins l’effet d’un mur que plusieurs bâtiments plus bas et plus nombreux pour avoir la même surface. Ainsi Christian de Portzamparc s’appuie-t-il sur l’exemple new-yorkais pour constater que l’on ne se sent jamais oppressé dans cette ville malgré sa densité extraordinaire parce que les rues offrent toujours une échappée vers un coin de ciel bleu, ce qui ne serait guère possible avec des barres d’immeubles sauf à lever les yeux. Mais que l'on se rassure, nous ne prônons pas pour autant un Manhattan-sur-Garonne ! D'ailleurs, nous pensons plutôt le contraire : pour nous, une tour doit être un repère urbain, un monument du XXIème siècle comme par exemple le Palais Gabriel. Or la quantité serait dommageable puisque la tour ne remplirait plus sa fonction de repère. Notre ambition pour Bordeaux est donc bien loin de ce qui existe à New-York.

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New-York, 42ème rue

Par MB
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Mardi 24 juillet 2007

affiche-unesco.jpeg

Le patrimoine architectural de Bordeaux est particulièrement riche, ce qui lui a valu d'être consacré par l'UNESCO en juin dernier. Cette distinction ne doit pas faire oublier que Bordeaux est une ville dynamique et active et le classement à l'UNESCO ne peut être le début de la chronique d'une muséification annoncée. En réalité, cette dérive semble avoir été conjurée par l'organisation internationale, laquelle ne s'est pas limitée à classer la ville des Intendants mais qui a également inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité des éléments traduisant les ambitions des "maires-bâtisseurs". 

UNESCO-gazon.JPG   vue-aerienne.jpg
www.bordeaux.fr

La classification de tout le centre bordelais, de la Garonne aux Boulevards, montre que l'UNESCO n'ignore pas l'architecture contemporaine et qu'elle ne s'enferme pas dans une contemplation béate du passé. Cette volonté de l'UNESCO transpirait déjà dans le classement du Havre de Perret. En outre, l'UNESCO n'a pas réduit Bordeaux à ses seules façades XVIIIème, regard bien trop simpliste sur le patrimoine bordelais. Bordeaux est donc considérée comme un ensemble exceptionnel, au sein duquel Mériadeck et le Grand-Parc. Ni Mériadeck ni le Grand-Parc ne sauraient retrancher à la qualité architecturale de Bordeaux. C'est, par conséquent, le signe que l'architecture contemporaine et notamment l'urbanisme vertical peuvent trouver leur place dans notre ville. D'ailleurs, malgré de multiples démarches visant à le déstabiliser, le projet de pont levant au droit de la rue Lucien Faure, à la silhouette élancée (84m de haut, en plein coeur du secteur considéré par l'UNESCO), n'a jamais constitué un frein à la candidature bordelaise en vue d'intégrer le patrimoine mondial de l'Humanité, et l'on sait désormais que ce ne fut pas plus un frein à l'inscription (or l'UNESCO n'a pu qu'agir en connaissance de cause du fait, notamment, de la lettre envoyée à l'UNESCO par les opposants au projet).

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Thomas Lavigne et Christophe Cheron - Architectes

Un centre d'affaires de dimension européenne pourrait tout à fait être construit à Belcier, dans un secteur non inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité, sans s'attirer les foudres de l'organisation onusienne. L'exemple le plus révélateur est certainement celui de Mériadeck, classé au même titre que le Palais Gabriel. D'ailleurs, on peut y voir les mêmes bus jaunes et rouges que l'ont voit également sur les quais de la Garonne. D'autres exemples pourraient appuyer nos propos : la Cité administrative, sur les Boulevards ; la future tour Jean Nouvel de 120m de haut au Havre ; les tours de Dominique Perrault à Vienne, à proximité immédiate du coeur historique classé au patrimoine de l'UNESCO.

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www.bordeaux.fr

En somme, la distinction dont a récemment bénéficié Bordeaux ne pourra de bonne foi être opposée à un urbanisme vertical, déjà validé par l'UNESCO tant dans le dossier bordelais que dans d'autres dossiers. Un centre d'affaires haut et ambitieux, bref à l'image et à l'échelle de la ville, ne dénaturera en rien le patrimoine exceptionnel de Bordeaux. Ce sera peut-être même le billet d'entrée de Belcier au patrimoine mondial de l'Humanité.

Par MB
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Mardi 18 septembre 2007

Souvent, nous entendons parler de Bordeaux comme d'une ville basse. Cette vision de la ville semble même parfois faire la fierté de certains de nos élus, comme le laisse supposer la réponse de M. Juppé à une question posée par un internaute à l'occasion d'un clavardage1. Alors Bordeaux est-elle rééllement une ville basse ? Il est vrai qu'un type d'habitat assez caractéristique du Sud-Ouest s'est développé à Bordeaux, comme à Toulouse, au XIXème siècle. Il s'agit évidemment des "échoppes" à Bordeaux et des "toulousaines" de la Ville rose. 

Cependant, Bordeaux ne peut se réduire à un tissu d'échoppes et Bordeaux possède de nombreux points de repère qui marquent l'horizon, ce qui donne à penser que l'idée de Bordeaux, ville basse, n'est qu'un mythe. Ainsi Bordeaux bénéficie-t-elle d'une densité relativement élevée, ce que l'on ne doit ni à des ensembles d'échoppes tels que Nansouty, ni à de "grands ensembles" tels que le Grand-Parc. Cette densité, Bordeaux la doit surtout à l'ambition des Intendants qui ont donné à Bordeaux les allures d'une capitale, que Victor Hugo décrira comme un mélange unique de Versailles et de Anvers.

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Cours du XXX juillet

Il est déjà intéressant de remarquer que le symbolisme de la construction en hauteur que nous recherchons, comme marqueur d’une reconnaissance propice à inscrire Bordeaux dans une véritable envergure européenne, rappelle les velléités passées qui ont amené à la construction d’édifices en hauteur, et qui font aujourd’hui totalement partie du patrimoine bordelais2. A Bordeaux comme dans d'autres villes, la hauteur a pu symboliser la puissance, l'autorité, la grandeur et la richesse. Autant de termes qui ont été les vecteurs de l'Histoire de Bordeaux. Capitale religieuse, les papes ont assis leur autorité caractérisée par la majestueuse cathédrale Saint-André dont les deux clochers marquent l'horizon de Bordeaux, du haut de leurs 80 mètres. La tour Pey-Berland de plus de 60 mètres jouxte également l'ensemble religieux. Autres repères urbains que nous a légués la religion, il s'agit de la basilique Saint-Michel et de sa flèche qui domine le Port de la Lune avec ses 114m de hauteur.

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Flèche Saint-Michel et Cathédrale Saint-André

Capitale de Guyenne, l'Histoire a fait de Bordeaux la métropole régionale que nous connaissons aujourd'hui. Beaucoup de monuments ont essayé de retranscrire cette dimension, c'est le cas de la Grosse Cloche ancien beffroi de l'ancien Hôtel-de-Ville. Mais c'est aussi l'intention de projets tels que le quartier Mériadeck (culminant à 72 mètres avec la tour de la Communauté Urbaine de Bordeaux) et de la Cité administrative (avec ses deux tours de 92 et 75m).

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Mériadeck et la Cité administrative

En outre et pour gérer la demande croissante de logements, la hauteur a parfois été la règle avec la construction de tour d’habitations. A ce titre, ces immeubles de grande hauteur ne peuvent être ignorés pour faire valoir le mythe de la ville basse. Il en va ainsi du quartier du Grand-Parc (66 et 60 m pour les tours les plus hautes), ou encore des Aubiers (6 tours approchant les 50 m). Même constat pour le quartier Saint-Jean/Belcier et les tours d’habitation (telle le Saint Jean ou le 54-56 rue Eugene Le Roy) riveraines de la Gare Saint-Jean, dont la structure de la marquise atteint les 50m. Il est à noter que cette liste des IGH d’habitation est loin d’être exhaustive3

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Saint-Jean / Belcier

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Régie Gaz de Bordeaux et Bordeaux-Nord

Enfin, et dans ce recensement des marqueurs en hauteur bordelais, il est impossible de ne pas inclure le futur pont Bacalan-Bastide, dont le projet de construction a été approuvé par la CUB le 21 septembre dernier. Ce pont est constitué de quatre piliers de 87 m chacun, en plein centre-ville ce qui va impliquer un changement notable dans la physionomie de la ville et dans l’appréciation de sa ligne d'horizon. Il est même plaisant de croire que ce nouvel aménagement amènera les bordelais à changer d’avis sur les constructions en hauteur, pour peu que ces constructions présentent un intérêt architectural fort, à l'image du pont Bacalan-Bastide. 

C’est pourquoi il nous paraît bien illusoire de considérer Bordeaux comme une ville basse, ce qui serait d’ailleurs insolite pour une agglomération de 660 000 habitants (en 1999). Ainsi un tel argument n’est pas opposable à la construction de nouveaux marqueurs urbains, comme un quartier Saint-Jean / Belcier fort d’une ou deux tours dépassant les 100 mètres. 


1Clavardage du 8 juin 2007

2: Il est intéressant de rappeler que certains IGH, parmi lesquels ceux du Grand Parc ou de Mériadeck, sont au coeur du périmètre classé au Patrimoine mondial de l'Humanité de l’UNESCO.
3: Recensement effectué sur un
forum internet 
 

Par MB et Baobald
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Dimanche 10 février 2008

L'Homme s'est toujours référé à lui-même, par priorité, pour mesurer : pouces, pieds, coudes... Il n'est pas rare d'entendre de telles références pour caractériser nos villes. Habitants, politiques sont ainsi amenés à plaider pour des villes à taille humaine, pour des bâtiments à taille humaine...Par conséquent, aucune tour ne saurait être projetées dans nos villes à taille humaine. Mais quel est véritablement le sens à donner à cette échelle humaine ? Il apparaît que ce concept est avant tout fonctionnel, aucune définition stable ne pouvant lui-être donnée. Il est fonction des besoins, fonction de ce qui doit être démontré.


L'échelle humaine, un concept fonctionnel

L'échelle humaine est argument de communication, si bien que de nombreuses collectivités s'en revendiquent. Il est de bon ton d'être de taille humaine. Une ville à taille humaine, cela donne quoi ? Des bâtiments de 170cm de haut ? Une ville peut-elle être à taille humaine ? Les villages ne sont-ils pas plus à l'échelle humaine ? Une rapide recherche sur la toile permet de se rendre compte de la non-pertinence du concept d'échelle humaine. L'on apprend ainsi que le Limousin a une économie à taille humaine ; que Troyes est une ville où il fait bon vivre en raison de sa taille humaine. Mais on apprend également que San Francisco est de taille humaine, de même qu'Ottawa est une grande ville à taille humaine (il y aurait donc des petites villes à taille humaine ?). Saint-Jean de Montclar (399 habitants) revendique la même échelle. Il faudrait déduire de cette recherche qu'une collectivité comprise entre Saint-Jean de Montclar et Ottawa est de taille humaine. Il faut avouer que l'amplitude est assez large. N'est-ce pas là la preuve qu'il ne s'agit que d'un concept fonctionnel, utilisé à des fins de communication, mais qu'il ne s'agit pas d'un concept sensé ? 

La même échelle ?
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Saint-Jean de Montclar                                                                      San Francisco

Dernièrement, un maire s'est exprimé sur la destruction de tours, témoins d'un "urbanisme pas tout à fait à échelle humaine". Au regard de ce qui a été dit précédemment, on peut difficilement comprendre ce qu'il faut entendre par cette formule. D'ailleurs, et c'est ce qui peut être ironique dans l'histoire, il s'agit du maire de Bordeaux, dont l'aire urbaine s'étend de Saint-Jean-d'Illac à Libourne (plus de 40km à vol d'oiseau) et du Pian-Médoc à Cestac (plus de 20km). Une telle aire urbaine, signe d'un étalement urbain impressionnant, est-elle donc plus à taille humaine ? Ce maire veut également faire de Bordeaux une métropole européenne. Une métropole européenne est-elle à l'échelle humaine ? Finalement la taille humaine se retourne contre ceux qui l'invoquent, peut-être un peu trop facilement. 

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Bordeaux, une agglomération à taille humaine ?


L'échelle humaine, un concept indépassable ?

A considérer que ce qui est grand n'est pas à échelle humaine et que, dès lors, seule l'économie du Limousin et le village de Saint-Jean sont à échelle humaine, ne faut-il pas dépasser cette échelle ? Qui a la prétention de faire ressembler Bordeaux au Larzac ? Bordeaux n'est pas un village, il est peut-être temps de l'assumer. Si Bordeaux s'assume pleinement en tant que métropole européenne, elle ne sera évidemment pas à taille humaine (l'est-elle aujourd'hui ?), mais est-ce si malheureux ? A titre d'exemple, à la sortie de l'A380, le géant des airs, qui a dénoncé son gigantisme qui ne correspond pas à la taille humaine ? Lors de la présentation de l'AGV, le train le plus rapide du monde, qui a relevé qu'il circulera 50 fois plus vite qu'un homme ?  Qui n'est pas fier de ces innovations industrielles dont on ne peut pas dire que l'échelle humaine les caractérise ? 

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L'AGV et l'A380, deux fleurons de l'industrie européenne

Dépasser l'échelle humaine, pour peu qu'il y en ait une, n'est pas nécessairement un mal. Les tours ne sont peut-être pas à cette échelle, pas plus qu'une agglomération étalée comme l'est l'agglomération bordelaise, pas plus qu'un parc expo de 800m de long. Pourquoi les tours n'auraient-elle pas dès lors leur place dans la ville ? Surtout quand par tour on entend des bâtiments d'à peine 50m !

Par M.B.
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